Bénin : le chef d’Etat- Major de l’armée, libéré…
Le chef d’état-major de l’armée de terre béninoise, le général Issa Abou, a été libéré lundi 8 décembre 2025 , au lendemain d’une tentative de coup d’État au Bénin, rapportent plusieurs médias internationaux.
Le général Abou ainsi que le commandant de la Garde nationale, le colonel Faïzou Gomina, ont été relâchés alors que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a engagé une opération militaire à laquelle participent notamment la Côte d’Ivoire et le Nigeria.
L’ONU s’est dite « profondément préoccupée par la tentative inconstitutionnelle de prise de pouvoir », redoutant des conséquences pour la stabilité régionale. L’Union africaine (UA) a, pour sa part, « fermement et sans équivoque » condamné cette tentative de putsch.
La France a appelé au « respect de l’ordre constitutionnel et au fonctionnement normal des institutions », tout en assurant être « mobilisée pour veiller à la sécurité » de ses ressortissants au Bénin, qu’elle invite « à la plus grande prudence ».
Dans une allocution diffusée sur la télévision nationale, le président Patrice Talon a annoncé la reprise des positions stratégiques par l’armée, affirmant vouloir « nettoyer les dernières poches de résistance des mutins ». Il a assuré que la situation était « totalement sous contrôle ».
Plus tôt, le gouvernement avait fait état de l’arrestation de 13 personnes, dont 12 militaires, soupçonnées d’avoir participé à la prise de la télévision nationale. Des « opérations de ratissage » se poursuivent dans plusieurs secteurs où des éléments « dispersés » seraient toujours recherchés.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Seidou, a salué l’action des forces armées, jugeant qu’elles ont permis de « garder le contrôle de la situation et de faire échec à la manœuvre ». Il a identifié un « groupuscule de soldats » se présentant comme un « comité militaire pour la refondation » comme étant à l’origine de l’opération.
Les putschistes ont dénoncé la gouvernance du président Talon à cinq mois de l’élection présidentielle prévue le 26 avril 2026, tandis que l’opposition critique depuis 2023 la position jugée « inflexible » du chef de l’État sur la question des exilés politiques.
Avec AIP
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